APPEL A TEMOINS
J'ai été violemment débarqué par la police fédérale belge du vol SN0351 de Brussels Airlines du 26 avril 2008 à destination de Kinshasa via Douala dans les conditions que vous savez.
- Vous avez peut-être pris ce vol, vous avez été témoin de la scène, vous êtes en possession d'une vidéo de l'incident,
- Vous connaissez peut-être quelqu'un qui a pris ce vol,
Nous vous prions de nous faire parvenir votre témoignage ou votre vidéo, ou simplement de nous communiquer le nom d'une personne présente dans ce vol afin que nous puissions rétablir la vérité sur cet incident .
Merci d'avance pour votre action, votre témoignage, votre aide et votre courage.
Serge Ngajui Fosso
sergefosso@gmail.com
9, Villa Jean Jaurès
92110 Clichy-La-Garenne - France
+33.6.26710385
dimanche 5 avril 2009
Expulsion de sans-papiers: plainte contre Brussels Airlines
25.03.09 - 21:31 Trois passagers qui avaient été débarqués le 26 avril 2008 par les forces de l'ordre d'un avion de la société Brussels Airlines, parce qu'ils avaient manifesté leur désapprobation face à une tentative de rapatriement ont déposé plainte au civil mercredi contre la compagnie aérienne.
Les trois passagers réclament 5000 euros chacun au titre de dommage moral et estiment également avoir subi un préjudice matériel (perte de bagages, destruction de photographies, etc). A la suite de leur débarquement de l'avion, les trois passagers ont été interdits de vols durant six mois sur la compagnie Brussels Airlines et n'ont jamais été remboursés de leur ticket.
"Nous n'avons jamais trouvé d'écoute disponible. C'est pourquoi nous avons décidé d'introduire cette action onze mois après", a déclaré Serge Fosso, l'un des plaignants.
Les trois passagers débarqués avaient introduit le 4 juin 2008 une plainte au pénal avec constitution de partie civile contre la police fédérale pour coups et blessures, détention arbitraire et vol. La Ligue des droits de l'homme et le CIRE (Coordination et Initiatives pour et avec les Réfugiés et Étrangers) s'étaient constitués également partie civile. Le conseil d'administration du Centre pour l'Egalité des Chances a décidé le 9 mars dernier de se joindre aux plaignants.
"Je remercie Dieu d'être né blanc"
"Je remercie Dieu d'être né blanc", a déclaré Philippe Leonardo, le second passager plaignant, qui s'est exprimé pour la première fois devant des médias. Il a expliqué qu'il avait été invité par la police le 26 avril à sortir de l'avion et à entrer "presque sous escorte" dans une cellule tandis que les deux autres passagers avaient été projetés au sol et jetés comme des "paquets" au fond de la cellule.
L'avocate des trois plaignants, Me Véronique van der Plancke, a dénoncé l'incrimination du comportement de ses clients qui ont été sanctionnés pour avoir exprimé "légitimement" leur inquiétude face à un rapatriement problématique en cours.
Pour elle, c'est la majorité silencieuse et la non-assistance à personne en danger qu'il faut incriminer plutôt que le devoir de solidarité ou le devoir critique des citoyens. La Ligue des droits de l'homme craint qu'à l'avenir les passagers ne disposent plus de leur liberté d'expression pour réagir.
Une plainte d'Ebenizer Sontsa jamais transmise
La famille du Camerounais, feu Ebenizer Folefack Sontsa, a introduit au mois de mars 2009 une plainte avec constitution de partie civile pour traitement inhumain et dégradant, coups et blessures, abus d'autorités et coalition de fonctionnaires.
Leur avocat, Me Alexis Deswaef, a appris en juin de manière fortuite que son client feu Ebenizer Folefack Sontsa avait rédigé, à la suite de la tentative d'expulsion, une plainte faisant état de mauvais traitements qu'il a subis de la part de policiers.
"J'ai refusé d'être ceinturé et menotté comme un animal car je ne suis pas un criminel et tout s'est dégradé à ce moment. J'ai été battu", écrit Ebenizer Folefack.
Ni sa plainte, ni le rapport d'une assistante sociale, qui reprenait les griefs du plaignant, n'ont été transmis à la justice, contrairement à d'autres documents dont une lettre d'adieu, a constaté en janvier l'avocat en prenant connaissance du dossier répressif de Turnhout. L'avocat soupçonne un "classement vertical" des plaintes des résidents des centres fermés.
Pour la Ligue des droits de l'homme, la Belgique violerait l'article 3 de la convention européenne stipulant que nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Elle rappelle qu'un Etat doit tout mettre en œuvre pour examiner les plaintes des victimes et que la Belgique a été condamnée le 10 mars à Strasbourg pour avoir manqué à son devoir, à la suite d'une plainte d'un Schaerbeekois victime en mars 2006 de violences policières.
LE MONDE : Plainte contre la compagnie aérienne belge SNBA
LE MONDE | 28.03.09 | 14h52 • Mis à jour le 28.03.09 | 14h52
LE MONDE : Bruxelles Correspondant
Trois citoyens français ont déposé plainte au civil, à Bruxelles, mercredi 25 mars, contre la compagnie aérienne SN Brussels Airlines (SNBA). Débarqués brutalement, en avril 2008, d'un avion parce qu'ils avaient protesté contre les conditions d'expulsion d'un Camerounais, ces passagers avaient déjà déposé plainte au pénal contre la police belge. Ils estiment que l'instruction de leur dossier s'enlise. Ils sont soutenus par la Ligue belge des droits de l'homme et le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, un organisme parapublic qui observe d'ordinaire une certaine réserve.
Violences physiques et verbales, injures racistes, intimidations et détention illégale : Serge Fosso, Claude Moussa et Philippe Leonardon affirment avoir vécu tout cela le 26 avril 2008. Ce jour-là, ils sont à bord du vol SN 351 pour Kinshasa, via Douala. Les deux premiers sont noirs, le troisième est blanc et dit aujourd'hui avoir "remercié Dieu" : la couleur de sa peau lui a, dit-il, valu d'échapper aux brutalités policières. "On m'a placé dans une pièce avec honneur et dignité", explique-t-il. Les forces de l'ordre ont, en revanche, traité "à grands coups de pieds et de poings" M. Fosso et M. Moussa, raconte M. Leonardon. M. Fosso aurait été traité de "petit singe".
Les trois hommes ne se connaissaient pas. Mais deux d'entre eux - Serge Fosso et Philippe Leonardon - avaient exprimé à haute voix, avant le décollage, leur inquiétude pour un passager maintenu par quatre policiers et appelant au secours. Folefack Sontsa, un sans-papiers, était maîtrisé au fond de l'appareil par les forces de l'ordre qui tentaient d'étouffer ses cris. Contraints de débarquer le passager récalcitrant, des policiers sont revenus ensuite, forçant les trois passagers - y compris Claude Moussa, qui était resté silencieux - à quitter eux aussi l'appareil. La compagnie déclara ensuite qu'ils avaient été à l'origine d'une émeute. Elle leur indiqua, plus tard, qu'ils seraient interdits de vol, pour une période de six mois, sur les vols de SNBA.
L'affaire prend d'autant plus de relief que, quelques jours après cet incident, Folefack Sonsta s'est pendu dans le centre de rétention où il était enfermé. Il craignait d'être placé de force à bord d'un autre vol. Sa famille s'est portée partie civile contre les autorités belges. L'affaire a fait remonter à la surface une autre expulsion qui s'était terminée de manière tragique : en septembre 1998, Semira Adamu, une jeune Nigériane, était morte dans un avion, étouffée par un coussin censé l'empêcher de crier. Les avocats des trois plaignants français, Mes Véronique van der Planck et Alexis Deswaef, soulignent que la méthode appliquée à M. Sontsa - mains sur la bouche et le nez - est proche de celle utilisée à l'époque.
ELÉMENT TROUBLANT
D'autres éléments complètent un tableau déjà très sombre. Dont le fait qu'une plainte écrite par M. Sontsa après sa tentative d'expulsion n'a jamais été révélée alors que le centre de rétention en possédait l'original et l'a transmis à l'Office des étrangers, l'organe qui instruit les demandes d'asile et diligente les expulsions. Dans ce document, retrouvé par ses avocats, le Camerounais détaillait les brutalités dont il avait été victime.
Autre élément troublant : une vidéo tournée par l'un des trois témoins français avec son téléphone portable et montrant le sort réservé à M. Sontsa a été effacée par la police. Un informaticien a toutefois pu en reconstituer une petite partie.
Enfin, après les révélations des trois Français, une adjointe au maire de Chevilly-Larue (Val-de-Marne), Hermine Rigaud, a témoigné de ce qui lui était arrivé sur un autre vol de la SNBA, en 2008. Protestant contre les violences infligées à un homme en voie d'expulsion, Mme Rigaud a été brutalisée en présence de son mari qui s'est dit "horrifié". Cet ancien gendarme avait lui-même procédé, en France, à des expulsions de clandestins.
Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 29.03.09.
1er anniversaire de l'expulsion ratée de feu Folefack et de notre débarquement violent du vol SN 351
Ce petit mot simplement pour dire MERCI à tous ceux qui, de près ou de loin ont participé à l'organisation de notre conférence de presse, à son succès et sa diffusion internationale.
Les retours que je reçois depuis hier montre que l'union, pour une cause juste, digne et humaine fait la force.
C'est justement parce que l'union fait la force que je souhaite que nous soyions une fois de plus tous réunis le 26 avril 2009, pour une action ensemble pour le premier anniversaire de l'expulsion ratée de feu Folefack et notre débarquement violent.
Nous sommes tous les trois motivés et prêts à participer à une action, par exemple à Zaventem le 26 avril.
Mais quelle action? sous quelle forme? avec qui? pourquoi? comment?
Voilà de quoi donner rapidement lieu à la réflexion, à des échanges, à des propositions et à l'ACTION. Nous attendons vos commentaires, sugestions et conseils.
Je vous souhaite bonne réception, bonne lecture, bonne réflexion et surtout un bon week-end que je pense bien merité.
Prière transférer à vos contacts
Serge N FOSSO
9 Villa Jean - Jaurès
92110 Clichy - France
gsm: +33.6.26.71.03.85
jeudi 8 janvier 2009
Plainte contre SN Brussels: la suite...
Chers amis,
Le 12 décembre 2008, à la demande du juge d’instruction chargé de notre affaire, un commissaire enquêteur du service des enquêtes du Comité P (Comité Permanent de contrôle des Services de Police) nous a auditionné Claude NDEMA MOUSSA, Philippe LEONARDON et moi dans le cadre de notre plainte au pénal contre les policiers fédéraux belges qui nous avaient violemment débarqués du vol SN351 et détenus pendants des heures le 26 avril 2008 dans des cellules de l’aéroport International de Bruxelles.
Les procès verbaux de ces auditions seront transmis au Juge d’instruction qui décidera de la suite à donner à cette affaire. Notre avocate nous informera le moment venu.
Les six mois de suspension de tous les vols de Brussels Airlines ayant expiré, cette compagnie par la plume de son Vice President Legal nous a informé, « à toutes fins utiles…qu’il nous est dès lors loisible de choisir notre compagnie pour nos futurs voyages. »
Très bien ! Et nous en prenons acte.
Selon Brussels Airlines, depuis six mois il ne nous était pas loisible de choisir notre compagnie pour nos voyages.
Je tiens à préciser que ce loisir que nous avons désormais de choisir notre compagnie pour nos futurs voyages ne signifie pas la fin de notre combat. Il annonce, je vous le promets, plutôt le début de celui-ci.
Nous reviendrons vers vous avec plus de détails en début d’année 2009.
Sur ce, tout en vous remerciant pour votre soutien permanent depuis plus de six mois, je vous souhaite à chacune et à chacun une très belle entrée dans la nouvelle année 2009.
A très bientôt car ce combat continue.
Serge N Fosso.
mardi 2 décembre 2008
un mémorandum accablant du conseil de l'Europe relatifs à des incidents lors de certains vols!
...

...
Pour Lire l'entièreté du mémorandum, cliquer ici
mercredi 26 novembre 2008
TOUS REUNIS POUR LE MEME COMBAT

Mes chers amis,
Le 27 avril 2008, je vous avais envoyé un message dans lequel je vous racontais le déroulement de ma journée du 26 avril 2008. Une journée pas comme les autres. Une journée au cours de laquelle j’ai été violemment débarqué, menottes aux points, par des policiers belges du vol SN 351 de la compagnie Brussels Airlines à destination de Kinshasa via Douala, retenu dans une cellule de l’aéroport internationale de Bruxelles pendant plus de 10 heures.
J’avais été débarqué avec deux autres personnes, un Français d’origine camerounaise et un homme de couleur blanche parce que nous avions, comme beaucoup d’autres passagers de ce vol protesté contre les traitements violents, inhumains, inacceptables et insupportables infligés à un sans papier camerounais en instance d’expulsion du territoire belge. Ce jeune camerounais décèdera le 01.mai 2008 dans des circonstances troubles dans un centre de rétention belge. Il laissera un témoignage accablant pour les policiers chargés de son expulsion qu’il accusait de l’avoir tellement frappé après cette tentative d’expulsion manquée qu’il était incapable de manger, tant il avait mal aux mâchoires.
Depuis, j’avais, comme vous le savez, porté plainte avec constitution de partie civile contre X. J’étais depuis des mois à la recherche de mes compagnons d’infortune convaincu qu’ils étaient des témoins clés des événements du fameux vol SN 351.
Brussels Airlines avait de son côté mené une campagne de désinformations en me calomniant. Il affirmait que « je m’étais violemment opposé à la présence d’un déporté et incité les autres passagers à provoquer une émeute à bord tout en faisant preuve de violence verbales et de menaces vis-à-vis du personnel de bord… »
J’étais à la recherche sans succès de ce compagnon d’infortune de type européen, convaincu qu’il était un témoin important des évènements qui s’étaient produits dans le vol SN 351.
Figurez-vous que le samedi 02 août 2008, j’ai reçu un appel de Philippe Léonardon, le passager européen avec qui j’avais été débarqué et que je recherchais depuis des mois sans succès. J’étais fou de joie.
Philippe me recherchait également depuis des semaines et était très content de me retrouver. Enfin !
Il m’informât qu’il avait passé 36 heures de plus à Bruxelles et avait, alors qu’il attendait un autre vol pour se rendre au Cameroun consigné tout ce qui s’était passé le 26 avril 2008 sur son ordinateur portable. Enfin, il allait se joindre à nous afin que nous menions ensemble ce combat pour la justice et la mémoire de feu Folefack Sontsa.
Ayant été débarqué le premier, il avait été témoin de l’extérieur de l’avion de notre débarquement musclé par les policiers belges. Il me donnât des détails sur notre garde à vue, sur la destruction de la vidéo par les policiers, sur sa suspension des vols de Brussels Airlines et son inscription sur la liste noire de cette compagnie, sur les 36 heures de galère qu’il avait passé à l’aéroport de Bruxelles avant de voyager avec une compagnie marocaine à destination de Douala. Bref un témoignage douloureux mais très important pour la suite de notre combat contre Brussels Airlines et la police fédérale belge.
Une autre rencontre très importante arrivera quelques jours plus tard, le 06 août 2008. Tout à fait par hasard, je tombai sur Aaron Claude Ndema Moussa, le passager Français d’origine camerounaise avec qui j’avais été débarqué et gardée en cellule à l’aéroport de Bruxelles. Je ne l’avais plus revu depuis notre séparation au comptoir de vente de Brussels Airlines le 26 avril 2008.
Nous sommes tous les trois désormais réunis pour continuer ensemble le combat que j’avais commencé.
Un combat qui sera, nous en sommes conscient long et pénible. Il nécessitera de nous du courage, de la détermination, de la hargne, de la volonté, et des moyens.
Ce combat, nous le mènerons afin que demain de pareilles scènes ne puissent se reproduire dans des vols commerciaux.
Nous le mènerons grâce à vous, avec vous, afin que les violences inutiles et injustifiées de certains policiers cessent, que les menaces, les intimidations et la complicité des compagnies aériennes ne soient que de mauvais souvenirs.
Vos différents messages de soutient, vos coups de fil, vos initiatives auprès de Brussels Airlines nous donnent la force et le courage nécessaires pour continuer à dénoncer l’inacceptable et exiger que justice soit faite sur cette affaire.
Depuis le début de cette triste histoire, je suis accompagné par des représentants de La Ligue des Droits de l’Homme de Belgique et du CIRE (Coordination et Initiatives pour et avec les Réfugiés et Etrangers) disponibles et efficaces qui m’apportent une aide juridique très importante et un soutien moral permanent.
Mes intérêts sont défendus par deux avocats disponibles, formidables et très déterminés.
Dans les prochains jours, cette affaire passera à une nouvelle phase. Je me rendrai à Bruxelles pour des auditions avec des enquêteurs du Service d’enquêtes du Comité P (Comité Permanent de Contrôle des Service de la Police) et le Juge d’instruction.
Conscient que je ne peux mener à bien ce combat qu’avec votre soutient permanent, je me permets aujourd’hui de lancer un appel à votre solidarité, votre aide et vos dons pour pouvoir financer les futures dépenses liées à ce combat (déplacements à Bruxelles, frais de justice et honoraires de mes avocats).
Je vous remercie d’avance pour votre soutien et votre solidarité et vous prie d’envoyer vos dons en mentionnant Soutien à Serge FOSSO à :
Serge NGAJUI FOSSO
9 Villa Jean Jaurès
92110 Clichy - France
Par virements bancaire :
BNP PARIBAS
Compte : 00064 00000607856
IBAN : FR76 3000 4000 6400 0006 0785 696
BIC : BNPAFRPPPGN
jeudi 31 juillet 2008
En prenant un vol SN Brussels aujourd’hui, on n’est pas certain d’arriver à destination
Serge Ngajui Fosso « En prenant un vol SN Brussels aujourd’hui, on n’est pas certain d’arriver à destination ».
Arrivé à Bruxelles le 26 avril dernier Serge NGAJUI FOSSO a été expulsé violemment du vol de SN Brussels à destination de Kinshasa via Douala et gardé en cellule à l’aéroport de Zaventem pendant plus de 10 heures pour avoir dénoncé les méthodes brutales utilisées par des policiers belges pour expulser un Monsieur d’origine africaine. A ce jour il est suspendu de tous les vols Brussels Airlines pendant six mois. Plusieurs associations de droit belges le soutiennent dans ses actions judiciaires en cours. Serge Ngajui quant à lui ne compte pas s’arrêter à ce niveau car il pense que voyager désormais avec cette compagnie aérienne, c’est « se lancer dans une aventure incertaine, surtout qu’on n’est pas sûre d’arriver à destination ». Nous l'avons rencontré
Bonjour Monsieur Fosso, pouvez-vous nous faire part en quelques lignes de ce que vous avez vécu le 26 avril dernier dans un vol de la compagnie Brussels Airlines ?
Bonjour à vous. Effectivement le 26 avril 2008 à l’aéroport de Zaventem en Belgique où je me trouvais en transit pour le Cameroun, je me suis insurgé contre la méthode brutale d’étouffement utilisée par des policiers belges pour expulser, un monsieur d’origine africaine. Suite à cette protestation, j’ai été débarqué violement par la police fédérale belge, et gardé en cellule à l’aéroport pendant plus de 10 heures sans boire, ni manger et ni pouvoir contacter ma famille. La compagnie SN Brussels Airlines, non seulement n’a pas débarqué mes bagages après mon débarquement par la police, mais en plus a pris unilatéralement et sans m’entendre malgré ma demande et ma disponibilité des sanctions à mon encontre à savoir ma suspension de tous les vols Brussels Airlines pendant six mois, le non remboursement des frais de mon billet d’avion jusqu’à ce jour, le non remboursement des objets de valeur soutirés de mes bagages à main récupéré après 12 jours à Douala où j’étais arrivé par un vol d’une autre compagnie. En plus, répondant le 22 mai 2008 par l’intermédiaire de son conseil à la lettre que mon conseil leur avait adressée le 09 mai 2008, et dans laquelle nous leur donnions ma version des faits et leur demandions la levée de ma suspension des vols Brussels Airlines, le remboursement des frais de mon billet d’avion, le remboursement des objets soutirés de mon bagage à main, le dédommagement pour le grave dommage matériel et moral que j’avais subi, la compagnie Brussels Airlines nous a enfin donné sa version des faits.
Dans cette version, Brussels Airlines m’accuse de m’être violemment opposé à la présence d’un déporté accompagné par deux agents de la police fédérale, d’avoir appelé les autres passagers à se joindre à moi afin d’empêcher le rapatriement du ‘’déporté’’ en question, de ne m’être pas conformé aux instructions ‘’Fasten your seatbelt’’ et incité les autres passagers à provoquer une émeute…
Je tiens à vous dire haut et fort que la version des faits de Brussels Airlines n’a rien à voir avec la réalité, rien à voir avec ce qui s’est réellement passé dans cet avion le 26 avril 2008 et tous les passagers de ce vol pourront plus tard le confirmer.
Actuellement, je suis en pleine offensive de communication auprès du publics et des médias, avec des témoignages et des preuves, dont la vidéo qui avait été effacée, et que j’ai, avec l’aide d’un informaticien, pu récupérer une bonne partie - pour démonter cette version que je trouve de mauvaise foi, mensongère, grotesque et totalement irresponsable. La Ligue des Droits de l’Homme et le CIRE me soutiennent jusqu’ici dans les démarches juridiques en cours
Qu’avez-vous fait après avoir vécu cette situation ?
J’ai diffusé mon récit par internet. Des associations comme le Ciré (ndlr Coordination et Initiatives pour et avec les Réfugiés et Étrangers) , la Ligue belge des Droits de l’Homme etc. m’ont contacté afin que nous essayons de voir ce que nous pouvons mener ensemble comme action afin que des actes similaires n’arrivent plus à qui que ce soit dans le futur. C’est aussi dans ce sens qu’elles m’ont permis de rencontrer des Avocats qui m’accompagnent et me soutiennent.
Vous avez eu un gros coup moral le 26 avril et puis un autre le 1er mai dernier. Est-ce que vous pouvez expliquer cela aux lecteurs de camer.be ?
Le 26 avril, c’était la première fois que je me retrouvais avec les menottes dans une cellule. Et le second coup c’est quand on m’annonce le 1er mai au soir aux environs de 18 heures le décès de Monsieur Folefack, celui là que j’ai défendu dans l’avion sans le connaître. C’était vraiment un coup de massue pour moi et jusqu’à ce jour, je pense que ce coup est toujours visible sur moi parce que je n’ai pas encore pu me remettre de cette affaire.
Il se chuchote au sein de la diaspora qu’une probable campagne de boycott de la compagnie SN Brussels Airlines est en cours. Êtes-vous au courant ?
J’ai été informé de la démarche par le Collectif Contre les Violences et les discriminations dans les Avions qui s’est crée au lendemain de mon histoire avec SN Brussels Airlines. Ce collectif a interpellé cette compagnie afin qu’elle fournisse des explications sur ces genres de situations répétitives dans leur avions, a demandé à Sn Brussels Airlines à me demander des excuses officielles. J’ai également lu la réponse de SN Brussels Airlines qui se termine plutôt par une menace quand elle affirme qu’elle ferrait tout pour mettre fin à une action de boycott si cette association l’entreprenait.
Toujours dans la réponse d’une autre lettre envoyée par un autre collectif et plus précisément le Collectif Folefack, SN Brussels Airlines affirme que vous avez supprimé leur réponse sur votre blog . Qu’en n’est-il exactement ?
J’ai enlevé cette correspondance du conseil de SN Brussels Airlines tout simplement parce que mon conseil m’a dit qu’il s’agit d’un courrier entre les Avocats et que ce n’était pas indiqué de le mettre sur le blog. Mais s’il existe des personnes qui désirent entrer en possession d’une copie de la dite lettre, je me porte garant à leur faire parvenir un résumé de cette correspondance.
Une pétition a même été initiée par vous pour attirer l’attention des uns et des autres sur l’attitude de SN Brussels. Où en êtes-vous à ce jour avec les différentes réactions ?
La pétition en elle-même a été initiée par une personne qui avait lu mon histoire et qui a estimée qu’elle est injuste. Cette personne avec mon accord a rédigée la pétition et l’a mise en ligne et à ce jour, beaucoup de personnes continuent à signer pour montrer leur désaccord envers le comportement de Brussels Airlines.
Quel conseil Monsieur Fosso prodigue à des personnes qui voudraient voyager en empruntant des avions pour des destinations africaines ou autres ?
En prenant un vol SN Brussels aujourd’hui, on n’est pas certain d’arriver à destination. Ce que j’ai vécu peut arriver à n’importe qu’elle personne. Je voudrais également dire à toutes les personnes qui voyagent de ne pas rester sourd, aveugle, indifférent à tout ce qui se passe et qui va à l’encontre de la dignité humaine et des droits de l’Homme. Je voudrais simplement dire que s’il ya quelque chose qui se passe et dont vous n’êtes pas en phase avec, il faut protester.
© Camer.be Propos recueillis par Hugues SEUMO
lundi 7 juillet 2008
Conférence de presse ce 8 juille 2008 à Bruxelles
LIGUE DES DROITS DE L’HOMME / CIRÉ
INVITATION A UNE CONFERENCE DE PRESSE
8 JUILLET 2008, 11 heures
Expulsions: quelle liberté d
Des expulsions d’étrangers ont régulièrement lieu sur des vols commerciaux de
Il arrive que des passagers expriment leur inquiétude quant à la manière dont les personnes expulsées par la force à bord de leur vol sont traitées par les policiers qui les accompagnent.
A plusieurs reprises, des passagers qui avaient manifesté pacifiquement leur désapprobation avant le décollage ont été débarqués de l’avion, parfois détenus quelques heures et interdits de vol par
Trois passagers qui ont subi ce traitement au cours des derniers mois, sur des vols distincts, ont déposé plainte contre x, notamment du chef de coups et blessures et de détention arbitraire.
La Ligue des droits de l’Homme et le CIRÉ ont décidé d'apporter leur soutien à ces passagers. Dans ce contexte, ces associations vous invitent à une conférence de presse durant laquelle elles expliqueront pourquoi elles ont choisi de soutenir ces passagers et en quoi ces pratiques posent question.
Trois passagers témoigneront de leur expérience:
Mme Hermine Rigaud, adjointe au Maire d
M.
Autres intervenants:
Manuel Lambert, juriste à la Ligue des droits de l'Homme (LDH)
Sotieta Ngo, juriste au CIRÉ (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers)
Axel Lefèbvre, avocat de M. Fosso
Cette conférence de presse se déroulera
le mardi 8 juillet à 11 heures
dans les bureaux de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) 15 rue de la Linière à 1060 Bruxelles
M° Hôtel des Monnaies
CONTACTS
Manuel Lambert, juriste LDH: 02/209 62 87
Sotieta Ngo, Juriste CIRE: 02 629 77 13
jeudi 3 juillet 2008
La lettre au comité P
Débarquement avec violence par des agents de la police fédérale belge du vol SN351 Bruxelles-Douala-Kinshasa du 26 avril 2008.
Monsieur le Président,
Par la présente, je viens vous informer que le 26 avril 2008, alors que je devais voyager de Bruxelles à Douala à bord du vol SN 351 de Brussels Airlines, j’ai été violement débarqué par des agents de la police fédérale belge de l’aéroport international de Bruxelles, détenu dans une cellule de cet aéroport pendant plus de 10 heures sans manger, ni boire, ni pouvoir contacter ma famille - malgré ma demande et la loi sur la fonction de la police qui dispose que « toute personne qui fait l’objet d’une arrestation administrative peut demander qu’une personne de sa confiance en soit avertie. » - et surtout sans explications sur les raisons de ma détention.
Je rapporte dans les détails en pièce jointe, les événements qui ont précédés mon débarquement par les agents de la police fédérale belges.
Je vous écris Monsieur le Président pour vous demander de bien vouloir, - si vous ne l’avez déjà fait - ouvrir une enquête sur mon débarquement et ma détention injustifiés par les agents de la police fédérale belge. Je vous rappelle que le 06 mai 2008, Zoé GENOT, Députée au Parlement Fédéral et ses collègues vous avaient écrit pour vous demander d’ouvrir une enquête sur ces évènements.
J’aimerais avoir des explications sur les motivations de mon débarquement, qui a demandé ou ordonné mon débarquement, pourquoi ai-je été détenu, pourquoi ai-je été libéré sans explications et sans qu’aucune charge ne soit retenu contre moi et enfin pourquoi la vidéo que j’avais faite dans l’avion avant mon débarquement a été effacée de mon appareil photo.
Je vous prie Monsieur le Président de bien vouloir m’informer du suivi de cette enquête et me tiens à votre disposition pour répondre à tout interrogatoire et à aider à identifier des agents de la police fédérale belge ayant participé à mon débarquement.
Vous en remerciant d’avance, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.
Serge Ngajui Fosso
lundi 30 juin 2008
SN Vs S. Fosso : Mise au point
A Monsieur Philippe Fontaine Vice President Legal Brussels Airlines
Cher Monsieur Fontaine,
Je me permets de vous écrire parce que vous m’avez cité dans votre courrier du 25 juin 2008 adressé au CVDA de Belgique.
Au paragraphe 3 de cette lettre, vous écriviez ce qui suit : « Tout comme dans le cas de Monsieur Fosso, si nous pouvons comprendre la réaction de certains de nos passagers en présence des rapatriements, nous ne pouvons pas tolérer ni accepter, sans réagir, que des passagers contreviennent aux règles légales applicables dans les aéronefs. Lorsqu’ils ne se conforment pas aux recommandations ou aux ordres du personnel de bord, ne respectent pas les règles de sécurité ou même usent de violences verbales voire physiques à l’égard des membres de l’équipage, nous avons le devoir en tant qu’employeur et de transporteur de prendre les mesures adéquates pour faire cesser et éviter la répétition de ces comportements. »
Je suppose Cher Monsieur, que vous n’étiez pas présent dans l’avion de Brussels Airlines (vol SN 351 du 26 avril 2008 de Bruxelles à destination de Kinshasa via Douala) au moment des faits et n’avez par conséquent pas été témoin du déroulement des évènements.
Pourriez-vous dans ce cas affirmer avec certitude que j’ai contrevenu aux règles légales applicables dans les aéronefs ? Que je ne me suis pas conformé aux recommandations ou aux ordres du personnel de bord ? Que je n’ai pas respecté les règles de sécurité ? Que j’ai usé de violences verbales voire physiques à l’égard des membres de l’équipage ?
Je ne le pense pas. Je ne me suis pas montré coupable de toutes ces accusations que je trouve grotesques et mensongères.
La seule chose que j’ai faites ce jour là, Monsieur Fontaine, et dont j’assume l’entière responsabilité, dont j’en suis fier et que je recommencerai si nécessaire, c’est d’avoir protesté contre des conditions insupportables et inacceptables de voyage, c’est d’avoir protesté contre le non respect de la dignité humaine et des droits de l’homme d’une personne fusse-t-elle sans papiers. Ce que j’ai fait ce 26 avril 2008 dans votre avion, c’est d’avoir refusé d’être aveugle, d’être muet et d’être sourd aux appels au secours d’une personne qui se sentait en danger, qui était maltraitée. Qu’auriez vous fait à ma place ? Ce que j’ai fait enfin, c’est un film de quelques minutes de la scène insupportable qui se déroulait sous mes yeux dans votre avion, en présence des membres de votre équipage, silencieux, insensibles et donc complices, car certainement habitués à ces pratiques fréquentes dans vos avions.
Des personnes mal intentionnées ont supprimé ce film de mon appareil photo le même jour. Or d’autres, bien intentionnées m’ont aidé à le récupérer quelques jours plus tard. Si vous souhaitez avoir une copie de ce film, n’hésitez pas à m’envoyer une demande officielle. Je vous enverrai une copie pour vous permettre d’avoir une idée beaucoup plus exacte de ce qui s’est passé dans votre vol SN351 du 26 avril 2008.
Souvenez-vous Monsieur que le 28 avril 2008, j’ai fait la démarche auprès de vos services pour leur donner ma version des faits avant que vous ne preniez une décision lourde de conséquences. Ma demande a été refusée et le même jour vous m’avez adressé une lettre m’informant de ma suspension de tous vos vols pendant une période de 6 mois. Les résultats de cette politique sont là !
La règle d’or de vos services serait d’intimider et de menacer quiconque s’opposerait aux pratiques inhumaines qui ont souvent lieu dans vos avions.
D’ailleurs, l’avant dernier paragraphe de votre lettre au CVDA l’illustre parfaitement.
Vous écrivez que « Si malgré nos explications, vous deviez néanmoins décider de lancer une campagne pouvant nuire à Brussels Airlines, nous serions à regret contraints de prendre les dispositions requises pour y mettre fin. »
Monsieur Fontaine, je boycotterais désormais tous les vols de Brussels Airlines, je demanderais à mes proches d’en faire autant, les proches de mes proches feraient de même, les proches des proches de mes proches également, les proches, des proches, des proches, des proches de mes proches boycotteraient aussi vos vols et ainsi de suite.
Quelles dispositions requises prendriez vous alors pour mettre fin à cette chaine de solidarité ?
S’il y a une disposition que je vous conseillerais de prendre, en ma qualité d’observateur, d’ancien passager de Brussels Airlines, c’est celle qui consisterait à cesser de mépriser vos clients Africains et à accorder à cette clientèle Africaine tout le RESPECT et l’ATTENTION qu’elle mérite car c’est grâce à ces Africains que vous faites le meilleur de votre Chiffre d’Affaires.
Vous souhaitant bonne lecture et réflexion, je vous salue, Cher Monsieur Fontaine, respectueusement.
Serge Ngajui Fosso
SN persiste dans la désinformation...
A Monsieur Thierry van Eyll, Manager External Communication Brussels Airlines
Monsieur,
Dans l’hebdomadaire Le Vif / L’Express du 09 mai 2008, en page 28(pièce jointe), l’auteur de l’article Un « rapatriement » qui a mal tourné vous attribue les propos suivants : « Si M. Fosso avait été aussi courtois qu’il le prétend, on aurait eu aucune raison de le débarquer. Mais il est question ici de mise en danger, d’attitude menaçante, d’injures… ».
Je pars du principe que vous n’étiez pas présent dans l’avion de Brussels Airlines (vol SN 351 du 26 avril 2008 de Bruxelles à destination de Kinshasa via Douala) au moment des faits et n’avez par conséquent pas été témoins du déroulement des évènements.
Si vous avez effectivement tenu les propos cités ci-dessus, alors je me permettrais de faires les deux commentaires suivants :
Premièrement, vous avez reçu, des personnes qui vous ont rapportées les faits, des informations erronées que vous avez diffusées sans vérifier.
Deuxièmement, vous avez un rapport exacte sur les évènements, mais vous le trouver compromettant pour votre compagnie internationale, ne l’acceptez pas et préférez en bon porte parole de Brussels Airlines utiliser tous les moyens (mauvaise foi, irresponsabilité, mensonges) pour m’accuser, me dénigrer et me salir.
Si mon deuxième commentaire est vérifié, alors Cher Monsieur, il ne vous restera plus que votre conscience pour vous juger. Cette conscience à qui l’on ne peut cacher quoi que ce soit et qui est avec vous et en vous chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, et qui vous rappellera, toute votre existence durant, si vous avez menti sur cette affaire, que vous êtes un fourbe, un hypocrite, un menteur, un timide et ridicule menteur.
Je souhaite cher Monsieur, que vous n’ayez pas été capable de tenir les propos mentionnés plus haut, car cela me désolerait profondément, parce que vous ne m’avez jamais rencontré et don ne pouvez pas apprécier objectivement si je suis aussi courtois que je le prétends. Pour vous rassurer, je suis courtois, un peu trop courtois, c’est une qualité que j’ai apprise et que je pratique quotidiennement.
Vous remerciant d’avance de me confirmer mon souhait, je laisse à votre conscience l’honneur et le privilège de vous attribuer mon commentaire qui vous irait le mieux, et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
Serge NGAJUI FOSSO
jeudi 19 juin 2008
Les dirigeants d'Amérique Latine s'organisent contre "la directive de la honte": Quid des dirigeants de l'Afrique
jeudi 5 juin 2008
mercredi 4 juin 2008
JE M’ENGAGE
Le 26 avril 2008, passager n° 41H du vol SN351, je me suis insurgé contre la méthode brutale d’étouffement utilisée par des policiers belges pour expulser Ebenitzer Folefack Sontsta, un sans-papier camerounais, mort ensuite le 1er mai 2008 dans des circonstances troubles au « centre fermé » de Merksplas en Belgique. Suite à cette protestation, j’ai été débarqué violement par la police fédérale belge, et gardé en cellule à l’aéroport de Bruxelles pendant plus de 10 heures sans boire, ni manger et ni pouvoir contacter ma famille.
La compagnie SN Brussels Airlines soucieuse de la sécurité de son vol et de ses passagers, non seulement n’a pas débarqué mes bagages après mon débarquement par la police, mais en plus a pris unilatéralement et sans m’entendre malgré ma demande et ma disponibilité des sanctions à mon encontre :
1- suspension de tous les vols Brussels Airlines pendant six mois,
2- non remboursement des frais de mon billet d’avion jusqu’à ce jour,
3- non remboursement des objets de valeur soutirés de son bagage à main récupéré après 12 jours à
En plus, répondant le 22 mai 2008 par l’intermédiaire de son conseil à la lettre que mon conseil lui avait adressée le 09 mai 2008, et dans laquelle nous lui donnions ma version des faits et lui demandions la levée de ma suspension des vols Brussels Airlines, le remboursement des frais de mon billet d’avion, le remboursement des objets soutirés de mon bagage à main, le dédommagement pour le grave dommage matériel et moral que j’avais subi, la compagnie Brussels Airlines nous a enfin donné sa version des faits.
Dans cette version que je vous invite à consulter sur mon blog www.sergefossomaverite.blogspot.com , Brussels Airlines m’accuse :
- « de m’être violemment opposé à la présence d’un DEPORTE accompagné par deux agents de la police fédérale »
- « d’avoir appelé les autres passagers à se joindre à moi afin d’empêcher le rapatriement du ‘’DEPORTE’’ en question »
- « de ne m’être pas conformé aux instructions ‘’Fasten your seatbelt’’ et incité les autres passagers à provoquer une EMEUTE… » la suite sur mon blog.
Brussels Airlines dans cette même lettre « se réserve le droit de réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice commercial lié au retard subi à la suite de mon comportement et de solliciter des poursuites contre moi ».
A titre exceptionnel et contrairement à ce qui est prévu à l’article 7 des conditions générales de transport, Brussels Airlines serait néanmoins disposée à rembourser les coupons non-utilisés de mon billet de transport.
Je devrais, après toutes les accusations ci-dessus et pour éviter les POURSUITES contre moi, dire simplement GRAND MERCI à cette compagnie pour cette décision ‘’SI EXCEPTIONNELLE et SI GENEREUSE’’.
Que NON !
Je tiens à vous dire HAUT et FORT que la version des faits de Brussels Airlines n’a rien à voir avec la réalité, rien à voir avec ce qui s’est réellement passé dans cet avion le 26 avril 2008 et tous les passagers de ce vol pourront plus tard le confirmer.
J’engagerai dans les prochains jours une offensive de communication auprès du publics et des médias, avec des témoignages et des preuves, - dont la vidéo qui avait été effacée, et que j’ai, avec l’aide d’un informaticien, pu récupérer une bonne partie - pour démonter cette version que je trouve de mauvaise foi, mensongère, grotesque et totalement irresponsable.
Je souhaite montrer, lors de cette campagne de communication que Brussels Airlines ne m’a pas respecté en tant que client.
Je tiens à rappeler à Brussels Airlines, en ce qui concerne les dommages et intérêts pour le préjudice commercial lié au retard subi, que le 13 octobre 2007, je me rendais à Douala avec le vol SN1351. Non seulement ce vol avait un retard de plus de 75 minutes (1heure 15 minutes), et alors que j’avais payé pour un vol Bruxelles-Kinshasa via Douala, Brussels Airlines, compagnie aérienne internationale m’informa au moment de mon embarquement par une lettre ouverte (voir mon blog) que le vol était plutôt Bruxelles-Douala via Kinshasa. Parti de Paris ce matin là à 7H40, j’arrivais à Douala aux environs de minuit. Vous dites retard ?
Je voudrais enfin à travers cette mise au point vous dire mesdames et messieurs, vous qui depuis le début de cette affaire êtes si nombreux de tous les continents à m’écrire des lettres de soutien, à m’envoyer des messages électroniques et des SMS d’encouragement, vous qui, d’ici et d’ailleurs m’avez passé un coup de fil pour me féliciter, m’encourager, me soutenir, vous qui avez été des milliers à transférer, à diffuser, à commenter cette histoire qui aujourd’hui à ma connaissance est traduite en anglais, en Italien et en espagnole. Vous si nombreux qui avez pris diverses initiatives personnelles pour protester et demander des comptes à Brussels Airlines, Vous encore, des milliers, qui m’avez proposé une aide ou une autre.
A vous tous disais-je, je vous dis du fond du cœur MERCI.
Merci, Mille fois merci pour tout.
Il y a hélas exactement un mois que le jeune homme pour lequel j’avais protesté est décédé. Il y a hélas exactement un mois que le jeune Ebenezer Folefack Sontsa est décédé. J’ai le cœur triste et une pensée remplie d’émotion pour sa famille et lui. Cette tristesse, je ne la souhaite à personne ni aujourd’hui, ni demain, ni dans les décennies à venir. Je ne souhaite pas que la mort de ce jeune homme ne serve à rien. Je souhaite que la mort de Ebenezer Folefack Sontsa rappelle aux Hommes que nous sommes tous des Hommes, égaux, qui passons, en souhaitant que notre passage soit heureux ici ou là-bas.
C’est pourquoi, mesdames, messieurs, je m’engage.
Je m’engage solennellement de ne ménager aucun instant, de ne ménager aucun effort, avec votre soutien, avec vos encouragements, avec votre aide pour mener ce combat, pour poursuivre ce combat devant toutes les juridictions, devant toutes les assemblées afin que justice soit rendue, afin que ce qui est juste soit fort et afin que ce qui est fort soit juste.
Merci encore et à bientôt car le combat continue.
Serge Ngajui Fosso
mardi 27 mai 2008
La réponse de SN est enfin arrivée: Ils sont bons et moi je suis l'emmerdeur....
Chers amis,
En plus, répondant le 22 mai 2008 par l’intermédiaire de son conseil à la lettre que mon conseil lui avait adressée le 09 mai 2008, et dans laquelle nous lui donnions ma version des faits et lui demandions la levée de ma suspension des vols Brussels Airlines, le remboursement des frais de mon billet d’avion, le remboursement des objets soutirés de mon bagage à main, le dédommagement pour le grave dommage matériel et moral que j’avais subi, la compagnie Brussels Airlines nous a enfin donné sa version des faits.
Dans cette version que je vous invite à consulter sur mon blog www.sergefossomaverite.blogspot.com , Brussels Airlines m’accuse :
- « de m’être violemment opposé à la présence d’un DEPORTE accompagné par deux agents de la police fédérale »
- « d’avoir appelé les autres passagers à se joindre à moi afin d’empêcher le rapatriement du ‘’DEPORTE’’ en question »
- « de ne m’être pas conformé aux instructions ‘’Fasten your seatbelt’’ et incité les autres passagers à provoquer une EMEUTE… » la suite sur mon blog.
Brussels Airlines dans cette même lettre « se réserve le droit de réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice commercial lié au retard subi à la suite de mon comportement et de solliciter des poursuites contre moi ».
A titre exceptionnel et contrairement à ce qui est prévu à l’article 7 des conditions générales de transport, Brussels Airlines serait néanmoins disposée à rembourser les coupons non-utilisés de mon billet de transport.
Je devrais, après toutes les accusations ci-dessus et pour éviter les POURSUITES contre moi, dire simplement GRAND MERCI à cette compagnie pour cette décision ‘’SI EXCEPTIONNELLE et SI GENEREUSE’’.
Que NON !
Je tiens à vous dire HAUT et FORT que la version des faits de Brussels Airlines n’a rien à voir avec la réalité, rien à voir avec ce qui s’est réellement passé dans cet avion le 26 avril 2008 et tous les passagers de ce vol pourront plus tard le confirmer.
Serge Ngajui Fosso

