APPEL A TEMOINS

APPEL A TÉMOINS

J'ai été violemment débarqué par la police fédérale belge du vol SN0351 de Brussels Airlines du 26 avril 2008 à destination de Kinshasa via Douala dans les conditions que vous savez.

- Vous avez peut-être pris ce vol, vous avez été témoin de la scène, vous êtes en possession d'une vidéo de l'incident,

- Vous connaissez peut-être quelqu'un qui a pris ce vol,

Nous vous prions de nous faire parvenir votre témoignage ou votre vidéo, ou simplement de nous communiquer le nom d'une personne présente dans ce vol afin que nous puissions rétablir la vérité sur cet incident .

Merci d'avance pour votre action, votre témoignage, votre aide et votre courage.

Serge Ngajui Fosso
sergefosso@gmail.com
9, Villa Jean Jaurès
92110 Clichy-La-Garenne - France
+33.6.26710385

lundi 30 juin 2008

SN Vs S. Fosso : Mise au point

A Monsieur Philippe Fontaine Vice President Legal Brussels Airlines

Cher Monsieur Fontaine,

Je me permets de vous écrire parce que vous m’avez cité dans votre courrier du 25 juin 2008 adressé au CVDA de Belgique.

Au paragraphe 3 de cette lettre, vous écriviez ce qui suit : « Tout comme dans le cas de Monsieur Fosso, si nous pouvons comprendre la réaction de certains de nos passagers en présence des rapatriements, nous ne pouvons pas tolérer ni accepter, sans réagir, que des passagers contreviennent aux règles légales applicables dans les aéronefs. Lorsqu’ils ne se conforment pas aux recommandations ou aux ordres du personnel de bord, ne respectent pas les règles de sécurité ou même usent de violences verbales voire physiques à l’égard des membres de l’équipage, nous avons le devoir en tant qu’employeur et de transporteur de prendre les mesures adéquates pour faire cesser et éviter la répétition de ces comportements. »

Je suppose Cher Monsieur, que vous n’étiez pas présent dans l’avion de Brussels Airlines (vol SN 351 du 26 avril 2008 de Bruxelles à destination de Kinshasa via Douala) au moment des faits et n’avez par conséquent pas été témoin du déroulement des évènements.

Pourriez-vous dans ce cas affirmer avec certitude que j’ai contrevenu aux règles légales applicables dans les aéronefs ? Que je ne me suis pas conformé aux recommandations ou aux ordres du personnel de bord ? Que je n’ai pas respecté les règles de sécurité ? Que j’ai usé de violences verbales voire physiques à l’égard des membres de l’équipage ?

Je ne le pense pas. Je ne me suis pas montré coupable de toutes ces accusations que je trouve grotesques et mensongères.

La seule chose que j’ai faites ce jour là, Monsieur Fontaine, et dont j’assume l’entière responsabilité, dont j’en suis fier et que je recommencerai si nécessaire, c’est d’avoir protesté contre des conditions insupportables et inacceptables de voyage, c’est d’avoir protesté contre le non respect de la dignité humaine et des droits de l’homme d’une personne fusse-t-elle sans papiers. Ce que j’ai fait ce 26 avril 2008 dans votre avion, c’est d’avoir refusé d’être aveugle, d’être muet et d’être sourd aux appels au secours d’une personne qui se sentait en danger, qui était maltraitée. Qu’auriez vous fait à ma place ? Ce que j’ai fait enfin, c’est un film de quelques minutes de la scène insupportable qui se déroulait sous mes yeux dans votre avion, en présence des membres de votre équipage, silencieux, insensibles et donc complices, car certainement habitués à ces pratiques fréquentes dans vos avions.

Des personnes mal intentionnées ont supprimé ce film de mon appareil photo le même jour. Or d’autres, bien intentionnées m’ont aidé à le récupérer quelques jours plus tard. Si vous souhaitez avoir une copie de ce film, n’hésitez pas à m’envoyer une demande officielle. Je vous enverrai une copie pour vous permettre d’avoir une idée beaucoup plus exacte de ce qui s’est passé dans votre vol SN351 du 26 avril 2008.

Souvenez-vous Monsieur que le 28 avril 2008, j’ai fait la démarche auprès de vos services pour leur donner ma version des faits avant que vous ne preniez une décision lourde de conséquences. Ma demande a été refusée et le même jour vous m’avez adressé une lettre m’informant de ma suspension de tous vos vols pendant une période de 6 mois. Les résultats de cette politique sont là !

La règle d’or de vos services serait d’intimider et de menacer quiconque s’opposerait aux pratiques inhumaines qui ont souvent lieu dans vos avions.

D’ailleurs, l’avant dernier paragraphe de votre lettre au CVDA l’illustre parfaitement.

Vous écrivez que « Si malgré nos explications, vous deviez néanmoins décider de lancer une campagne pouvant nuire à Brussels Airlines, nous serions à regret contraints de prendre les dispositions requises pour y mettre fin. »

Monsieur Fontaine, je boycotterais désormais tous les vols de Brussels Airlines, je demanderais à mes proches d’en faire autant, les proches de mes proches feraient de même, les proches des proches de mes proches également, les proches, des proches, des proches, des proches de mes proches boycotteraient aussi vos vols et ainsi de suite.

Quelles dispositions requises prendriez vous alors pour mettre fin à cette chaine de solidarité ?

S’il y a une disposition que je vous conseillerais de prendre, en ma qualité d’observateur, d’ancien passager de Brussels Airlines, c’est celle qui consisterait à cesser de mépriser vos clients Africains et à accorder à cette clientèle Africaine tout le RESPECT et l’ATTENTION qu’elle mérite car c’est grâce à ces Africains que vous faites le meilleur de votre Chiffre d’Affaires.

Vous souhaitant bonne lecture et réflexion, je vous salue, Cher Monsieur Fontaine, respectueusement.

Serge Ngajui Fosso

SN persiste dans la désinformation...

A Monsieur Thierry van Eyll, Manager External Communication Brussels Airlines

Monsieur,

Dans l’hebdomadaire Le Vif / L’Express du 09 mai 2008, en page 28(pièce jointe), l’auteur de l’article Un « rapatriement » qui a mal tourné vous attribue les propos suivants : « Si M. Fosso avait été aussi courtois qu’il le prétend, on aurait eu aucune raison de le débarquer. Mais il est question ici de mise en danger, d’attitude menaçante, d’injures… ».

Je pars du principe que vous n’étiez pas présent dans l’avion de Brussels Airlines (vol SN 351 du 26 avril 2008 de Bruxelles à destination de Kinshasa via Douala) au moment des faits et n’avez par conséquent pas été témoins du déroulement des évènements.

Si vous avez effectivement tenu les propos cités ci-dessus, alors je me permettrais de faires les deux commentaires suivants :

Premièrement, vous avez reçu, des personnes qui vous ont rapportées les faits, des informations erronées que vous avez diffusées sans vérifier.

Deuxièmement, vous avez un rapport exacte sur les évènements, mais vous le trouver compromettant pour votre compagnie internationale, ne l’acceptez pas et préférez en bon porte parole de Brussels Airlines utiliser tous les moyens (mauvaise foi, irresponsabilité, mensonges) pour m’accuser, me dénigrer et me salir.

Si mon deuxième commentaire est vérifié, alors Cher Monsieur, il ne vous restera plus que votre conscience pour vous juger. Cette conscience à qui l’on ne peut cacher quoi que ce soit et qui est avec vous et en vous chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, et qui vous rappellera, toute votre existence durant, si vous avez menti sur cette affaire, que vous êtes un fourbe, un hypocrite, un menteur, un timide et ridicule menteur.

Je souhaite cher Monsieur, que vous n’ayez pas été capable de tenir les propos mentionnés plus haut, car cela me désolerait profondément, parce que vous ne m’avez jamais rencontré et don ne pouvez pas apprécier objectivement si je suis aussi courtois que je le prétends. Pour vous rassurer, je suis courtois, un peu trop courtois, c’est une qualité que j’ai apprise et que je pratique quotidiennement.

Vous remerciant d’avance de me confirmer mon souhait, je laisse à votre conscience l’honneur et le privilège de vous attribuer mon commentaire qui vous irait le mieux, et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Serge NGAJUI FOSSO


mercredi 4 juin 2008

Nouveau témoignage qui accable SN Brussels Airlines et la police belge

J'atteste que les faits suivants se sont déroulés le 16 mai 2008 dans le vol n° SN 353 Y de la compagnie Bruxelles Airlines. Lors d'un arrêt de transit à Bruxelles, pour un vol en partance pour Yaoundé
au Cameroun, en arrivant à mon siège, j'ai constaté qu'il y avait un individu maintenu fortement par 3 autres individus. Cette personne portait une cagoule et une ceinture qui avait des menottes intégrées. Elle était couchée sur 3 ou 4 sièges et les autres personnes la maintenaient couchée afin qu'elle ne bouge pas. On entendait des hurlements de bête, et la personne se plaignait de ne pas respirer....(la suite)

JE M’ENGAGE

Mesdames, Messieurs,

Le 26 avril 2008, passager n° 41H du vol SN351, je me suis insurgé contre la méthode brutale d’étouffement utilisée par des policiers belges pour expulser Ebenitzer Folefack Sontsta, un sans-papier camerounais, mort ensuite le 1er mai 2008 dans des circonstances troubles au « centre fermé » de Merksplas en Belgique. Suite à cette protestation, j’ai été débarqué violement par la police fédérale belge, et gardé en cellule à l’aéroport de Bruxelles pendant plus de 10 heures sans boire, ni manger et ni pouvoir contacter ma famille.

La compagnie SN Brussels Airlines soucieuse de la sécurité de son vol et de ses passagers, non seulement n’a pas débarqué mes bagages après mon débarquement par la police, mais en plus a pris unilatéralement et sans m’entendre malgré ma demande et ma disponibilité des sanctions à mon encontre :
1- suspension de tous les vols Brussels Airlines pendant six mois,
2- non remboursement des frais de mon billet d’avion jusqu’à ce jour,
3- non remboursement des objets de valeur soutirés de son bagage à main récupéré après 12 jours à Douala où j’était arrivé par un vol d’une autre compagnie.

En plus, répondant le 22 mai 2008 par l’intermédiaire de son conseil à la lettre que mon conseil lui avait adressée le 09 mai 2008, et dans laquelle nous lui donnions ma version des faits et lui demandions la levée de ma suspension des vols Brussels Airlines, le remboursement des frais de mon billet d’avion, le remboursement des objets soutirés de mon bagage à main, le dédommagement pour le grave dommage matériel et moral que j’avais subi, la compagnie Brussels Airlines nous a enfin donné sa version des faits.

Dans cette version que je vous invite à consulter sur mon blog www.sergefossomaverite.blogspot.com , Brussels Airlines m’accuse :

- « de m’être violemment opposé à la présence d’un DEPORTE accompagné par deux agents de la police fédérale »

- « d’avoir appelé les autres passagers à se joindre à moi afin d’empêcher le rapatriement du ‘’DEPORTE’’ en question »

- « de ne m’être pas conformé aux instructions ‘’Fasten your seatbelt’’ et incité les autres passagers à provoquer une EMEUTE… » la suite sur mon blog.

Brussels Airlines dans cette même lettre « se réserve le droit de réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice commercial lié au retard subi à la suite de mon comportement et de solliciter des poursuites contre moi ».

A titre exceptionnel et contrairement à ce qui est prévu à l’article 7 des conditions générales de transport, Brussels Airlines serait néanmoins disposée à rembourser les coupons non-utilisés de mon billet de transport.

Je devrais, après toutes les accusations ci-dessus et pour éviter les POURSUITES contre moi, dire simplement GRAND MERCI à cette compagnie pour cette décision ‘’SI EXCEPTIONNELLE et SI GENEREUSE’’.

Que NON !

Je tiens à vous dire HAUT et FORT que la version des faits de Brussels Airlines n’a rien à voir avec la réalité, rien à voir avec ce qui s’est réellement passé dans cet avion le 26 avril 2008 et tous les passagers de ce vol pourront plus tard le confirmer.

J’engagerai dans les prochains jours une offensive de communication auprès du publics et des médias, avec des témoignages et des preuves, - dont la vidéo qui avait été effacée, et que j’ai, avec l’aide d’un informaticien, pu récupérer une bonne partie - pour démonter cette version que je trouve de mauvaise foi, mensongère, grotesque et totalement irresponsable.

Je souhaite montrer, lors de cette campagne de communication que Brussels Airlines ne m’a pas respecté en tant que client.

Je tiens à rappeler à Brussels Airlines, en ce qui concerne les dommages et intérêts pour le préjudice commercial lié au retard subi, que le 13 octobre 2007, je me rendais à Douala avec le vol SN1351. Non seulement ce vol avait un retard de plus de 75 minutes (1heure 15 minutes), et alors que j’avais payé pour un vol Bruxelles-Kinshasa via Douala, Brussels Airlines, compagnie aérienne internationale m’informa au moment de mon embarquement par une lettre ouverte (voir mon blog) que le vol était plutôt Bruxelles-Douala via Kinshasa. Parti de Paris ce matin là à 7H40, j’arrivais à Douala aux environs de minuit. Vous dites retard ?

Je voudrais enfin à travers cette mise au point vous dire mesdames et messieurs, vous qui depuis le début de cette affaire êtes si nombreux de tous les continents à m’écrire des lettres de soutien, à m’envoyer des messages électroniques et des SMS d’encouragement, vous qui, d’ici et d’ailleurs m’avez passé un coup de fil pour me féliciter, m’encourager, me soutenir, vous qui avez été des milliers à transférer, à diffuser, à commenter cette histoire qui aujourd’hui à ma connaissance est traduite en anglais, en Italien et en espagnole. Vous si nombreux qui avez pris diverses initiatives personnelles pour protester et demander des comptes à Brussels Airlines, Vous encore, des milliers, qui m’avez proposé une aide ou une autre.

A vous tous disais-je, je vous dis du fond du cœur MERCI.

Merci, Mille fois merci pour tout.

Il y a hélas exactement un mois que le jeune homme pour lequel j’avais protesté est décédé. Il y a hélas exactement un mois que le jeune Ebenezer Folefack Sontsa est décédé. J’ai le cœur triste et une pensée remplie d’émotion pour sa famille et lui. Cette tristesse, je ne la souhaite à personne ni aujourd’hui, ni demain, ni dans les décennies à venir. Je ne souhaite pas que la mort de ce jeune homme ne serve à rien. Je souhaite que la mort de Ebenezer Folefack Sontsa rappelle aux Hommes que nous sommes tous des Hommes, égaux, qui passons, en souhaitant que notre passage soit heureux ici ou là-bas.

C’est pourquoi, mesdames, messieurs, je m’engage.

Je m’engage solennellement de ne ménager aucun instant, de ne ménager aucun effort, avec votre soutien, avec vos encouragements, avec votre aide pour mener ce combat, pour poursuivre ce combat devant toutes les juridictions, devant toutes les assemblées afin que justice soit rendue, afin que ce qui est juste soit fort et afin que ce qui est fort soit juste.

Merci encore et à bientôt car le combat continue.


Serge Ngajui Fosso

Sfosss_2000@yahoo.com