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Pour Lire l'entièreté du mémorandum, cliquer ici
J'ai fait ce blog pour remercier tout ceux qui m'ont soutenu et qui continuent de me soutenir. Je l'ai également fait pour dénoncer publiquement l'incident dont j'ai été victime, et informer tout le monde des procédures que j'entreprends afin de rétablir la justice.
Mes chers amis,
Le 27 avril 2008, je vous avais envoyé un message dans lequel je vous racontais le déroulement de ma journée du 26 avril 2008. Une journée pas comme les autres. Une journée au cours de laquelle j’ai été violemment débarqué, menottes aux points, par des policiers belges du vol SN 351 de la compagnie Brussels Airlines à destination de Kinshasa via Douala, retenu dans une cellule de l’aéroport internationale de Bruxelles pendant plus de 10 heures.
J’avais été débarqué avec deux autres personnes, un Français d’origine camerounaise et un homme de couleur blanche parce que nous avions, comme beaucoup d’autres passagers de ce vol protesté contre les traitements violents, inhumains, inacceptables et insupportables infligés à un sans papier camerounais en instance d’expulsion du territoire belge. Ce jeune camerounais décèdera le 01.mai 2008 dans des circonstances troubles dans un centre de rétention belge. Il laissera un témoignage accablant pour les policiers chargés de son expulsion qu’il accusait de l’avoir tellement frappé après cette tentative d’expulsion manquée qu’il était incapable de manger, tant il avait mal aux mâchoires.
Depuis, j’avais, comme vous le savez, porté plainte avec constitution de partie civile contre X. J’étais depuis des mois à la recherche de mes compagnons d’infortune convaincu qu’ils étaient des témoins clés des événements du fameux vol SN 351.
Brussels Airlines avait de son côté mené une campagne de désinformations en me calomniant. Il affirmait que « je m’étais violemment opposé à la présence d’un déporté et incité les autres passagers à provoquer une émeute à bord tout en faisant preuve de violence verbales et de menaces vis-à-vis du personnel de bord… »
J’étais à la recherche sans succès de ce compagnon d’infortune de type européen, convaincu qu’il était un témoin important des évènements qui s’étaient produits dans le vol SN 351.
Figurez-vous que le samedi 02 août 2008, j’ai reçu un appel de Philippe Léonardon, le passager européen avec qui j’avais été débarqué et que je recherchais depuis des mois sans succès. J’étais fou de joie.
Philippe me recherchait également depuis des semaines et était très content de me retrouver. Enfin !
Il m’informât qu’il avait passé 36 heures de plus à Bruxelles et avait, alors qu’il attendait un autre vol pour se rendre au Cameroun consigné tout ce qui s’était passé le 26 avril 2008 sur son ordinateur portable. Enfin, il allait se joindre à nous afin que nous menions ensemble ce combat pour la justice et la mémoire de feu Folefack Sontsa.
Ayant été débarqué le premier, il avait été témoin de l’extérieur de l’avion de notre débarquement musclé par les policiers belges. Il me donnât des détails sur notre garde à vue, sur la destruction de la vidéo par les policiers, sur sa suspension des vols de Brussels Airlines et son inscription sur la liste noire de cette compagnie, sur les 36 heures de galère qu’il avait passé à l’aéroport de Bruxelles avant de voyager avec une compagnie marocaine à destination de Douala. Bref un témoignage douloureux mais très important pour la suite de notre combat contre Brussels Airlines et la police fédérale belge.
Une autre rencontre très importante arrivera quelques jours plus tard, le 06 août 2008. Tout à fait par hasard, je tombai sur Aaron Claude Ndema Moussa, le passager Français d’origine camerounaise avec qui j’avais été débarqué et gardée en cellule à l’aéroport de Bruxelles. Je ne l’avais plus revu depuis notre séparation au comptoir de vente de Brussels Airlines le 26 avril 2008.
Nous sommes tous les trois désormais réunis pour continuer ensemble le combat que j’avais commencé.
Un combat qui sera, nous en sommes conscient long et pénible. Il nécessitera de nous du courage, de la détermination, de la hargne, de la volonté, et des moyens.
Ce combat, nous le mènerons afin que demain de pareilles scènes ne puissent se reproduire dans des vols commerciaux.
Nous le mènerons grâce à vous, avec vous, afin que les violences inutiles et injustifiées de certains policiers cessent, que les menaces, les intimidations et la complicité des compagnies aériennes ne soient que de mauvais souvenirs.
Vos différents messages de soutient, vos coups de fil, vos initiatives auprès de Brussels Airlines nous donnent la force et le courage nécessaires pour continuer à dénoncer l’inacceptable et exiger que justice soit faite sur cette affaire.
Depuis le début de cette triste histoire, je suis accompagné par des représentants de La Ligue des Droits de l’Homme de Belgique et du CIRE (Coordination et Initiatives pour et avec les Réfugiés et Etrangers) disponibles et efficaces qui m’apportent une aide juridique très importante et un soutien moral permanent.
Mes intérêts sont défendus par deux avocats disponibles, formidables et très déterminés.
Dans les prochains jours, cette affaire passera à une nouvelle phase. Je me rendrai à Bruxelles pour des auditions avec des enquêteurs du Service d’enquêtes du Comité P (Comité Permanent de Contrôle des Service de la Police) et le Juge d’instruction.
Conscient que je ne peux mener à bien ce combat qu’avec votre soutient permanent, je me permets aujourd’hui de lancer un appel à votre solidarité, votre aide et vos dons pour pouvoir financer les futures dépenses liées à ce combat (déplacements à Bruxelles, frais de justice et honoraires de mes avocats).
Je vous remercie d’avance pour votre soutien et votre solidarité et vous prie d’envoyer vos dons en mentionnant Soutien à Serge FOSSO à :
Serge NGAJUI FOSSO
9 Villa Jean Jaurès
92110 Clichy - France
Par virements bancaire :
BNP PARIBAS
Compte : 00064 00000607856
IBAN : FR76 3000 4000 6400 0006 0785 696
BIC : BNPAFRPPPGN
LIGUE DES DROITS DE L’HOMME / CIRÉ
INVITATION A UNE CONFERENCE DE PRESSE
8 JUILLET 2008, 11 heures
Expulsions: quelle liberté d
Des expulsions d’étrangers ont régulièrement lieu sur des vols commerciaux de
Il arrive que des passagers expriment leur inquiétude quant à la manière dont les personnes expulsées par la force à bord de leur vol sont traitées par les policiers qui les accompagnent.
A plusieurs reprises, des passagers qui avaient manifesté pacifiquement leur désapprobation avant le décollage ont été débarqués de l’avion, parfois détenus quelques heures et interdits de vol par
Trois passagers qui ont subi ce traitement au cours des derniers mois, sur des vols distincts, ont déposé plainte contre x, notamment du chef de coups et blessures et de détention arbitraire.
La Ligue des droits de l’Homme et le CIRÉ ont décidé d'apporter leur soutien à ces passagers. Dans ce contexte, ces associations vous invitent à une conférence de presse durant laquelle elles expliqueront pourquoi elles ont choisi de soutenir ces passagers et en quoi ces pratiques posent question.
Trois passagers témoigneront de leur expérience:
Mme Hermine Rigaud, adjointe au Maire d
M.
Autres intervenants:
Manuel Lambert, juriste à la Ligue des droits de l'Homme (LDH)
Sotieta Ngo, juriste au CIRÉ (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers)
Axel Lefèbvre, avocat de M. Fosso
Cette conférence de presse se déroulera
le mardi 8 juillet à 11 heures
dans les bureaux de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) 15 rue de la Linière à 1060 Bruxelles
M° Hôtel des Monnaies
CONTACTS
Manuel Lambert, juriste LDH: 02/209 62 87
Sotieta Ngo, Juriste CIRE: 02 629 77 13
Débarquement avec violence par des agents de la police fédérale belge du vol SN351 Bruxelles-Douala-Kinshasa du 26 avril 2008.
Monsieur le Président,
Par la présente, je viens vous informer que le 26 avril 2008, alors que je devais voyager de Bruxelles à Douala à bord du vol SN 351 de Brussels Airlines, j’ai été violement débarqué par des agents de la police fédérale belge de l’aéroport international de Bruxelles, détenu dans une cellule de cet aéroport pendant plus de 10 heures sans manger, ni boire, ni pouvoir contacter ma famille - malgré ma demande et la loi sur la fonction de la police qui dispose que « toute personne qui fait l’objet d’une arrestation administrative peut demander qu’une personne de sa confiance en soit avertie. » - et surtout sans explications sur les raisons de ma détention.
Je rapporte dans les détails en pièce jointe, les événements qui ont précédés mon débarquement par les agents de la police fédérale belges.
Je vous écris Monsieur le Président pour vous demander de bien vouloir, - si vous ne l’avez déjà fait - ouvrir une enquête sur mon débarquement et ma détention injustifiés par les agents de la police fédérale belge. Je vous rappelle que le 06 mai 2008, Zoé GENOT, Députée au Parlement Fédéral et ses collègues vous avaient écrit pour vous demander d’ouvrir une enquête sur ces évènements.
J’aimerais avoir des explications sur les motivations de mon débarquement, qui a demandé ou ordonné mon débarquement, pourquoi ai-je été détenu, pourquoi ai-je été libéré sans explications et sans qu’aucune charge ne soit retenu contre moi et enfin pourquoi la vidéo que j’avais faite dans l’avion avant mon débarquement a été effacée de mon appareil photo.
Je vous prie Monsieur le Président de bien vouloir m’informer du suivi de cette enquête et me tiens à votre disposition pour répondre à tout interrogatoire et à aider à identifier des agents de la police fédérale belge ayant participé à mon débarquement.
Vous en remerciant d’avance, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.
A Monsieur Philippe Fontaine Vice President Legal Brussels Airlines
Cher Monsieur Fontaine,
Je me permets de vous écrire parce que vous m’avez cité dans votre courrier du 25 juin 2008 adressé au CVDA de Belgique.
Au paragraphe 3 de cette lettre, vous écriviez ce qui suit : « Tout comme dans le cas de Monsieur Fosso, si nous pouvons comprendre la réaction de certains de nos passagers en présence des rapatriements, nous ne pouvons pas tolérer ni accepter, sans réagir, que des passagers contreviennent aux règles légales applicables dans les aéronefs. Lorsqu’ils ne se conforment pas aux recommandations ou aux ordres du personnel de bord, ne respectent pas les règles de sécurité ou même usent de violences verbales voire physiques à l’égard des membres de l’équipage, nous avons le devoir en tant qu’employeur et de transporteur de prendre les mesures adéquates pour faire cesser et éviter la répétition de ces comportements. »
Je suppose Cher Monsieur, que vous n’étiez pas présent dans l’avion de Brussels Airlines (vol SN 351 du 26 avril 2008 de Bruxelles à destination de Kinshasa via Douala) au moment des faits et n’avez par conséquent pas été témoin du déroulement des évènements.
Pourriez-vous dans ce cas affirmer avec certitude que j’ai contrevenu aux règles légales applicables dans les aéronefs ? Que je ne me suis pas conformé aux recommandations ou aux ordres du personnel de bord ? Que je n’ai pas respecté les règles de sécurité ? Que j’ai usé de violences verbales voire physiques à l’égard des membres de l’équipage ?
Je ne le pense pas. Je ne me suis pas montré coupable de toutes ces accusations que je trouve grotesques et mensongères.
La seule chose que j’ai faites ce jour là, Monsieur Fontaine, et dont j’assume l’entière responsabilité, dont j’en suis fier et que je recommencerai si nécessaire, c’est d’avoir protesté contre des conditions insupportables et inacceptables de voyage, c’est d’avoir protesté contre le non respect de la dignité humaine et des droits de l’homme d’une personne fusse-t-elle sans papiers. Ce que j’ai fait ce 26 avril 2008 dans votre avion, c’est d’avoir refusé d’être aveugle, d’être muet et d’être sourd aux appels au secours d’une personne qui se sentait en danger, qui était maltraitée. Qu’auriez vous fait à ma place ? Ce que j’ai fait enfin, c’est un film de quelques minutes de la scène insupportable qui se déroulait sous mes yeux dans votre avion, en présence des membres de votre équipage, silencieux, insensibles et donc complices, car certainement habitués à ces pratiques fréquentes dans vos avions.
Des personnes mal intentionnées ont supprimé ce film de mon appareil photo le même jour. Or d’autres, bien intentionnées m’ont aidé à le récupérer quelques jours plus tard. Si vous souhaitez avoir une copie de ce film, n’hésitez pas à m’envoyer une demande officielle. Je vous enverrai une copie pour vous permettre d’avoir une idée beaucoup plus exacte de ce qui s’est passé dans votre vol SN351 du 26 avril 2008.
Souvenez-vous Monsieur que le 28 avril 2008, j’ai fait la démarche auprès de vos services pour leur donner ma version des faits avant que vous ne preniez une décision lourde de conséquences. Ma demande a été refusée et le même jour vous m’avez adressé une lettre m’informant de ma suspension de tous vos vols pendant une période de 6 mois. Les résultats de cette politique sont là !
La règle d’or de vos services serait d’intimider et de menacer quiconque s’opposerait aux pratiques inhumaines qui ont souvent lieu dans vos avions.
D’ailleurs, l’avant dernier paragraphe de votre lettre au CVDA l’illustre parfaitement.
Vous écrivez que « Si malgré nos explications, vous deviez néanmoins décider de lancer une campagne pouvant nuire à Brussels Airlines, nous serions à regret contraints de prendre les dispositions requises pour y mettre fin. »
Monsieur Fontaine, je boycotterais désormais tous les vols de Brussels Airlines, je demanderais à mes proches d’en faire autant, les proches de mes proches feraient de même, les proches des proches de mes proches également, les proches, des proches, des proches, des proches de mes proches boycotteraient aussi vos vols et ainsi de suite.
Quelles dispositions requises prendriez vous alors pour mettre fin à cette chaine de solidarité ?
S’il y a une disposition que je vous conseillerais de prendre, en ma qualité d’observateur, d’ancien passager de Brussels Airlines, c’est celle qui consisterait à cesser de mépriser vos clients Africains et à accorder à cette clientèle Africaine tout le RESPECT et l’ATTENTION qu’elle mérite car c’est grâce à ces Africains que vous faites le meilleur de votre Chiffre d’Affaires.
Vous souhaitant bonne lecture et réflexion, je vous salue, Cher Monsieur Fontaine, respectueusement.
Serge Ngajui Fosso
A Monsieur Thierry van Eyll, Manager External Communication Brussels Airlines
Monsieur,
Dans l’hebdomadaire Le Vif / L’Express du 09 mai 2008, en page 28(pièce jointe), l’auteur de l’article Un « rapatriement » qui a mal tourné vous attribue les propos suivants : « Si M. Fosso avait été aussi courtois qu’il le prétend, on aurait eu aucune raison de le débarquer. Mais il est question ici de mise en danger, d’attitude menaçante, d’injures… ».
Je pars du principe que vous n’étiez pas présent dans l’avion de Brussels Airlines (vol SN 351 du 26 avril 2008 de Bruxelles à destination de Kinshasa via Douala) au moment des faits et n’avez par conséquent pas été témoins du déroulement des évènements.
Si vous avez effectivement tenu les propos cités ci-dessus, alors je me permettrais de faires les deux commentaires suivants :
Premièrement, vous avez reçu, des personnes qui vous ont rapportées les faits, des informations erronées que vous avez diffusées sans vérifier.
Deuxièmement, vous avez un rapport exacte sur les évènements, mais vous le trouver compromettant pour votre compagnie internationale, ne l’acceptez pas et préférez en bon porte parole de Brussels Airlines utiliser tous les moyens (mauvaise foi, irresponsabilité, mensonges) pour m’accuser, me dénigrer et me salir.
Si mon deuxième commentaire est vérifié, alors Cher Monsieur, il ne vous restera plus que votre conscience pour vous juger. Cette conscience à qui l’on ne peut cacher quoi que ce soit et qui est avec vous et en vous chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, et qui vous rappellera, toute votre existence durant, si vous avez menti sur cette affaire, que vous êtes un fourbe, un hypocrite, un menteur, un timide et ridicule menteur.
Je souhaite cher Monsieur, que vous n’ayez pas été capable de tenir les propos mentionnés plus haut, car cela me désolerait profondément, parce que vous ne m’avez jamais rencontré et don ne pouvez pas apprécier objectivement si je suis aussi courtois que je le prétends. Pour vous rassurer, je suis courtois, un peu trop courtois, c’est une qualité que j’ai apprise et que je pratique quotidiennement.
Vous remerciant d’avance de me confirmer mon souhait, je laisse à votre conscience l’honneur et le privilège de vous attribuer mon commentaire qui vous irait le mieux, et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
Serge NGAJUI FOSSO
Le 26 avril 2008, passager n° 41H du vol SN351, je me suis insurgé contre la méthode brutale d’étouffement utilisée par des policiers belges pour expulser Ebenitzer Folefack Sontsta, un sans-papier camerounais, mort ensuite le 1er mai 2008 dans des circonstances troubles au « centre fermé » de Merksplas en Belgique. Suite à cette protestation, j’ai été débarqué violement par la police fédérale belge, et gardé en cellule à l’aéroport de Bruxelles pendant plus de 10 heures sans boire, ni manger et ni pouvoir contacter ma famille.
La compagnie SN Brussels Airlines soucieuse de la sécurité de son vol et de ses passagers, non seulement n’a pas débarqué mes bagages après mon débarquement par la police, mais en plus a pris unilatéralement et sans m’entendre malgré ma demande et ma disponibilité des sanctions à mon encontre :
1- suspension de tous les vols Brussels Airlines pendant six mois,
2- non remboursement des frais de mon billet d’avion jusqu’à ce jour,
3- non remboursement des objets de valeur soutirés de son bagage à main récupéré après 12 jours à
En plus, répondant le 22 mai 2008 par l’intermédiaire de son conseil à la lettre que mon conseil lui avait adressée le 09 mai 2008, et dans laquelle nous lui donnions ma version des faits et lui demandions la levée de ma suspension des vols Brussels Airlines, le remboursement des frais de mon billet d’avion, le remboursement des objets soutirés de mon bagage à main, le dédommagement pour le grave dommage matériel et moral que j’avais subi, la compagnie Brussels Airlines nous a enfin donné sa version des faits.
Dans cette version que je vous invite à consulter sur mon blog www.sergefossomaverite.blogspot.com , Brussels Airlines m’accuse :
- « de m’être violemment opposé à la présence d’un DEPORTE accompagné par deux agents de la police fédérale »
- « d’avoir appelé les autres passagers à se joindre à moi afin d’empêcher le rapatriement du ‘’DEPORTE’’ en question »
- « de ne m’être pas conformé aux instructions ‘’Fasten your seatbelt’’ et incité les autres passagers à provoquer une EMEUTE… » la suite sur mon blog.
Brussels Airlines dans cette même lettre « se réserve le droit de réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice commercial lié au retard subi à la suite de mon comportement et de solliciter des poursuites contre moi ».
A titre exceptionnel et contrairement à ce qui est prévu à l’article 7 des conditions générales de transport, Brussels Airlines serait néanmoins disposée à rembourser les coupons non-utilisés de mon billet de transport.
Je devrais, après toutes les accusations ci-dessus et pour éviter les POURSUITES contre moi, dire simplement GRAND MERCI à cette compagnie pour cette décision ‘’SI EXCEPTIONNELLE et SI GENEREUSE’’.
Que NON !
Je tiens à vous dire HAUT et FORT que la version des faits de Brussels Airlines n’a rien à voir avec la réalité, rien à voir avec ce qui s’est réellement passé dans cet avion le 26 avril 2008 et tous les passagers de ce vol pourront plus tard le confirmer.
J’engagerai dans les prochains jours une offensive de communication auprès du publics et des médias, avec des témoignages et des preuves, - dont la vidéo qui avait été effacée, et que j’ai, avec l’aide d’un informaticien, pu récupérer une bonne partie - pour démonter cette version que je trouve de mauvaise foi, mensongère, grotesque et totalement irresponsable.
Je souhaite montrer, lors de cette campagne de communication que Brussels Airlines ne m’a pas respecté en tant que client.
Je tiens à rappeler à Brussels Airlines, en ce qui concerne les dommages et intérêts pour le préjudice commercial lié au retard subi, que le 13 octobre 2007, je me rendais à Douala avec le vol SN1351. Non seulement ce vol avait un retard de plus de 75 minutes (1heure 15 minutes), et alors que j’avais payé pour un vol Bruxelles-Kinshasa via Douala, Brussels Airlines, compagnie aérienne internationale m’informa au moment de mon embarquement par une lettre ouverte (voir mon blog) que le vol était plutôt Bruxelles-Douala via Kinshasa. Parti de Paris ce matin là à 7H40, j’arrivais à Douala aux environs de minuit. Vous dites retard ?
Je voudrais enfin à travers cette mise au point vous dire mesdames et messieurs, vous qui depuis le début de cette affaire êtes si nombreux de tous les continents à m’écrire des lettres de soutien, à m’envoyer des messages électroniques et des SMS d’encouragement, vous qui, d’ici et d’ailleurs m’avez passé un coup de fil pour me féliciter, m’encourager, me soutenir, vous qui avez été des milliers à transférer, à diffuser, à commenter cette histoire qui aujourd’hui à ma connaissance est traduite en anglais, en Italien et en espagnole. Vous si nombreux qui avez pris diverses initiatives personnelles pour protester et demander des comptes à Brussels Airlines, Vous encore, des milliers, qui m’avez proposé une aide ou une autre.
A vous tous disais-je, je vous dis du fond du cœur MERCI.
Merci, Mille fois merci pour tout.
Il y a hélas exactement un mois que le jeune homme pour lequel j’avais protesté est décédé. Il y a hélas exactement un mois que le jeune Ebenezer Folefack Sontsa est décédé. J’ai le cœur triste et une pensée remplie d’émotion pour sa famille et lui. Cette tristesse, je ne la souhaite à personne ni aujourd’hui, ni demain, ni dans les décennies à venir. Je ne souhaite pas que la mort de ce jeune homme ne serve à rien. Je souhaite que la mort de Ebenezer Folefack Sontsa rappelle aux Hommes que nous sommes tous des Hommes, égaux, qui passons, en souhaitant que notre passage soit heureux ici ou là-bas.
C’est pourquoi, mesdames, messieurs, je m’engage.
Je m’engage solennellement de ne ménager aucun instant, de ne ménager aucun effort, avec votre soutien, avec vos encouragements, avec votre aide pour mener ce combat, pour poursuivre ce combat devant toutes les juridictions, devant toutes les assemblées afin que justice soit rendue, afin que ce qui est juste soit fort et afin que ce qui est fort soit juste.
Merci encore et à bientôt car le combat continue.
Serge Ngajui Fosso
Chers amis,
En plus, répondant le 22 mai 2008 par l’intermédiaire de son conseil à la lettre que mon conseil lui avait adressée le 09 mai 2008, et dans laquelle nous lui donnions ma version des faits et lui demandions la levée de ma suspension des vols Brussels Airlines, le remboursement des frais de mon billet d’avion, le remboursement des objets soutirés de mon bagage à main, le dédommagement pour le grave dommage matériel et moral que j’avais subi, la compagnie Brussels Airlines nous a enfin donné sa version des faits.
Dans cette version que je vous invite à consulter sur mon blog www.sergefossomaverite.blogspot.com , Brussels Airlines m’accuse :
- « de m’être violemment opposé à la présence d’un DEPORTE accompagné par deux agents de la police fédérale »
- « d’avoir appelé les autres passagers à se joindre à moi afin d’empêcher le rapatriement du ‘’DEPORTE’’ en question »
- « de ne m’être pas conformé aux instructions ‘’Fasten your seatbelt’’ et incité les autres passagers à provoquer une EMEUTE… » la suite sur mon blog.
Brussels Airlines dans cette même lettre « se réserve le droit de réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice commercial lié au retard subi à la suite de mon comportement et de solliciter des poursuites contre moi ».
A titre exceptionnel et contrairement à ce qui est prévu à l’article 7 des conditions générales de transport, Brussels Airlines serait néanmoins disposée à rembourser les coupons non-utilisés de mon billet de transport.
Je devrais, après toutes les accusations ci-dessus et pour éviter les POURSUITES contre moi, dire simplement GRAND MERCI à cette compagnie pour cette décision ‘’SI EXCEPTIONNELLE et SI GENEREUSE’’.
Que NON !
Je tiens à vous dire HAUT et FORT que la version des faits de Brussels Airlines n’a rien à voir avec la réalité, rien à voir avec ce qui s’est réellement passé dans cet avion le 26 avril 2008 et tous les passagers de ce vol pourront plus tard le confirmer.
Cher Monsieur,
Nous avons bien reçu votre courrier électronique concernant les incidents survenus à bord lors du rapatriement d'un déporté vers son pays d'origine. Nous avons pris note de vos inquiétudes et de vos observations.
Néanmoins, nous pourrions vous donner une autre version des faits mais sommes soumis à la loi sur la protection de la vie privée.
Permettez-nous de vous informer que la décision de rapatriement est prise par les autorités belges et Brussels Airlines se limite à transporter ces personnes visées par cette décision.
Nous vous prions d’agréer, Cher Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.
"Certes, ce n'est pas de gaieté de cœur que nous avons recours à ce langage peu châtié, mais nous nous sentons tout à fait à notre place dans la confrérie des insultés inaugurée lors de la manifestation des sans-papiers, à Bruxelles, le 29 avril, alors qu'un avocat qui s'inquiétait du droit des étrangers s'est vu traité de crapule qui défend des crapules par un commissaire de police. Ce serait un honneur, vraiment, d'y figurer.
Comme ce serait un privilège également, de faire partie de la liste noire établie par Brussels Airlines, aux côtés de Serge Ngajui Fosso, qui a mérité cette place après s'être insurgé contre l'expulsion violente d'un non-Belge (si l'on veut bien considérer qu'appliquer un coussin contre la figure d'un expulsé récalcitrant pour le refouler tranquillement n'est pas de la plus extrême douceur, merci).(...)"
Rejoignez les crapules, venez signer ce billet de (mauvaise) humeur avec nous : http://www.revuenouvelle.beMarche jusqu'au 11 rue des Colonies (siège social de Brussels Airlines), puis dépôt
dune gerbe de fleurs.
Dispersion de la manifestation devant la Gare Centrale (prévoir vers 16H30).
Plus d'info sur :
http://www.camer.be/index1.php?art=2045
http://collectiftsafack.canalblog.com/archives/2008/05/08/9103030.html
A l'attention de Geert Sciot, Vice Président Communication - Sn Brussels Airline
Monsieur,
Je tiens à vous dire que je suis scandalisé par l'attitude de votre compagnie vis à vis de Serge NGAJUI FOSSO. Et je ne suis pas le seul loin de là.
On peut admettre que les autorités belges, qui n'ont pas le plus beau rôle dans tout le dossier de Monsieur Ebenizer Folefack Sontsa, vous imposent des règles dont vous n'êtes pas responsable. Mais à partir du moment où la police a renoncé à l'expulsion immédiate de Monsieur Sontsa, la suite des évènements relatés par la presse et par le récit de Monsieur Ngajui Fosso démontre une attitude invraissemblable de votre personnel!
On se demande en quoi des passagers réguliers menaçaient encore la sécurité du vol! Et de plus, au lieu d'interdire de vol Monsieur Ngajui Fosso, votre compagnie aurait du tout faire pour réduire les dommages subis par votre client en raison de l'intervention de la police.
Non seulement SN Brussels Airline n'a fait preuve ni de réalisme, ni d'esprit commercial, mais votre compagnie s'est manifestement montrée complice d'une brutalité totalement disproportionnée!
Voilà qui n'encourage pas à réutiliser vos services.
Il ne reste plus qu'à espérer que les responsable de votre compagnie auront à coeur de présenter les excuses de celles-ci (et pas seulement en mots) à Monsieur Ngajui Fosso, mais aussi que des instructions claires seront données pour qu'à l'avenir les passagers soucieux du respect des Droits Humains ne soient plus en danger physique à bord de vos appareils.
Jacques Feron
...Vous comprendrez qu’afin de garantir à nos passagers un transport serein et sûr, BRUSSELS AIRLINES se voit obligée d’appliquer une politique stricte à l’égard des passagers qui se comportent de manière inappropriée et en violation de ses conditions générales et de la loi belge applicable.
Votre comportement est non seulement inacceptable mais viole également l’article 7 de nos conditions générales de transport, qui est applicable en l’espèce, et qui précise que « nous pouvons refuser, en fonction de notre légitime appréciation, de vous transporter ou de transporter vos bagages sur nos vols si nous vous avons préalablement fait savoir par écrit que nous n’allons plus y procéder à partir d’une certaine date.
L’article 11 de nos conditions générales précise de même que « Si, par une appréciation raisonnable, nous estimons que par votre comportement à bord, vous mettez en danger l’appareil, des personnes ou des biens, empêchez l’équipage de remplir ses tâches, ne vous soumettez pas aux recommandations de celui-ci, incluant mais sans limitation aucune, celles relatives à l’usage du tabac, de l’alcool ou de drogues, ou encore si vous vous conduisez d’une manière entraînant ou susceptible d’entraîner, pour les autres passagers ou pour l’équipage, une gêne pour leur confort ou leur commodité, un dommage ou une blessure, nous pouvons prendre toutes les mesures que nous jugeons raisonnablement nécessaires, y compris des mesures de contrainte, pour empêcher la poursuite d’un tel comportement. Nous pouvons vous obliger à débarquer, vous refuser de continuer à vous transporter, ainsi que vous refuser tout futur transport sur les lignes de notre compagnie aérienne. Vous pouvez également être poursuivi(e) pour les faits répréhensibles que vous auriez commis à bord de l’avion en application de la loi belge du 15 mai 2006 ».
Madame, Monsieur,
C’est avec indignation et un sentiment de honte profonde que j’ai pris connaissance de la mésaventure de Monsieur N Fosso qui n’a, en raison d’une attitude totalement inqualifiable de la police belge, pas pu effectuer le voyage pour lequel il vous avait rémunéré.
Non contente de le dépouiller de la somme importante que constitue le prix de la prestation qu’elle n’a pas fourni, la compagnie Brussels Airlines se comporte en tribunal sans jugement en interdisant l’accès de ses vols à M N Fosso.
Vous comprendrez donc aisément que, tant que la lumière n’aura pas été faite sur cette affaire indigne et tant que Monsieur N Fosso n’aura pas récupéré le prix de son billet ainsi que le droit légitime et immédiat de se déplacer, comme toute personne honorable, sur les lignes de Brussels Airlines, je me considèrerai, par solidarité, également comme interdit de vol sur ces mêmes lignes.
J’invite mes relations à faire montre de la même solidarité.
Le décès, entre-temps, dans des conditions controversées du jeune Ebenizer Folefack Sontja qui faisait apparemment l’objet de violence policière à bord de votre avion ne fait qu’assombrir tragiquement ce consternant tableau.
http://www.kewego.be/video /iLyROoafYZRz.html
Salutations indignées,
Bruno de Coster
A QUI DE DROITMadame, Monsieur,
j'ai appris par la presse que votre compagnie a pris la décision d'interdire de vol un passager s'étant insurgé contre des violences policières à bord d'un de vos avions. Selon mes informations, le passager en question n'aurait exercé aucune violence physique. Je suis profondément indigné par cette nouvelle.
Attaché au respect des droits de l'homme, j'aurais vraisemblablement réagi de la même manière que cette personne. Afin d'éviter de devenir moi-même victime d'une décision d'interdiction de vol, je choisirai désormais d'autres compagnies lorsque cela me sera possible. Je vous saurais donc gré de bien vouloir résilier mon compte "privilège" et mon compte "miles". Merci de me radier également de vos listes de diffusion par e-mail.
Bien cordialement,
Dominik Kohlhagen
Numéro de membre "privilège" : SN 363584211
Mr le directeur des services commerciaux
SN Brussels Airlines
De Vincilaan, 9
1930 - Zaventem
Monsieur le directeur,
Ce 26 avril 2008, au départ du vol SN 0351 vers Douala -Kinshasa, un passager africain, Monsieur Ngajui Fosso, a été violemment pris à partie par la police parce qu’il avait protesté avec dignité contre les procédures d’expulsion violentes d’un sans papier présent dans l’avion.
L’après-midi, votre compagnie lui a signifié qu’elle le mettait sur une liste noire pendant six mois et qu’elle ne lui restituerait pas le prix de son billet.
Nous sommes profondément choqués par votre attitude, qui privilégie le commerce plutôt que l’éthique.
Ma famille a donc décidé de privilégier chaque fois que faire se peut d’autres compagnies à la vôtre pour l’ensemble de ses voyages : les occasions ne manqueront pas puisque vous savez bien que, en mettant tout dans tout, votre offre commerciale n’est ni pire ni meilleure que celle des autres compagnies, très nombreuses à se disputer le ciel européen.
Nous envoyons copie de la présente aux très nombreux contacts de nos mailing lists, en espérant une diffusion maximum.
Ne prenez pas la peine de nous répondre en vous abritant derrière une règlementation internationale quelconque : face à un problème éthique, on a toujours le choix, quand on veut bien être courageux
Croyez à notre parfaite considération
PrJean-Yves Hayez
MmeJacqueline Hayez
Melle Astrid Hayez
Excellente initiative du CODE car il faut que la lumière soit faite sur ce drame.
Par ailleurs, nous exprimons tous nos encouragements à M. NGAJUI FOSSO et, pour le soutenir par rapport à sa mise sur liste noire de SN Bruxelles Airlines, annulons dès lundi les réservations (déjà faites) chez cette compagnie pour nos vacances. Nous informerons naturellement la compagnie de notre décision.
Merci de nous informer de toutes les initiatives prises.
Thierno DIOUF & Dame DIOUF
Sunugaal VZW
Nil-Saint-Vincent, le 29 avril 2008
Monsieur le Vicomte DAVIGNON
Avenue des Fleurs 12
1150 Bruxelles
Monsieur le Vicomte,
Pourriez-vous prendre connaissance du message ci-joint ou du moins de ce qui est surligné ? Comme vous, je suis diplômé de l’UCL. Retraité depuis juin dernier, j’y ai travaillé plus de 20 ans à l’accueil des étudiants étrangers. Parmi eux beaucoup d’Africains clients comme moi de Brussels Airlines. Depuis plusieurs années j’ai été amené à suivre les questions d’immigration. Il y a dans ce domaine des dérives inquiétantes. Ce qui est relaté ici me choque comme citoyen, comme chrétien et comme socialiste.
Pourquoi Brussels Airlines doit-il sanctionner un passager, noir ou blanc, qui fait part de sa réprobation face à un comportement violent dans un avion en l’empêchant de voyager, en ne lui remboursant pas son ticket et en ne lui rendant pas ses bagages ? Et puis, il y a la façon.
Tout ce qui concerne le comportement de la police n’est évidemment pas du ressort de la compagnie d’aviation.
En ce qui concerne cette dernière peut-être pourriez-vous informer de ce qui s’est passé et sur cette base voir ce qui peut être fait pour revenir à un meilleur respects des personnes.
Je sais que vos préoccupations actuelles concernant Brussels Airlines sont d’un autre niveau mais merci à vous ou à votre collaborateur qui lira ce mot, pour la suite qui y sera donnée. On peut rêver, n’est-ce pas, même au-delà de 65 ans…
Michel Ledent
Place Saint Vincent n°13-1
1457 NIL-SAINT-VINCENT
ledentmichel@hotmail.com